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L’USP > Repères > 10 idées reçues à propos de l’avenir de la sécurité privée > 10 idées reçues à propos de l’avenir de la sécurité privée

10 idées reçues à propos de l’avenir de la sécurité privée

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Notre profession est en pleine évolution. Cet état constitue un terreau favorable aux questions, contre-vérités et préjugés de toutes sortes. Acteur de référence de la sécurité privée, l’USP propose des réponses et des explications aux 10 idées reçues les plus fréquentes. Décryptage.

1 - L’aptitude préalable ne se mettra jamais en place

 

Faux

  L’aptitude préalable n’est pas un choix. C’est la conséquence d’une loi qui va dans le sens voulu par les instances professionnelles depuis de nombreuses années pour professionnaliser le secteur. Les délais qui ont été accordés par rapport aux textes originaux sont le fruit des démarches menées par l’USP auprès des autorités pour laisser aux entreprises le temps nécessaire à la mise en œuvre des différents dispositifs. Le 1er janvier 2008, toute entreprise qui ne se sera pas aux normes sera dans l’illégalité. A partir de cette date - et sauf dernier délai accordé par les pouvoirs publics dont il n’est pas possible de préjuger à ce jour - tous les recrutements effectués devront l’être avec des candidats ayant suivi la formation et réussi l’examen.

2 - L’aptitude préalable ne coûte rien

 

Faux.

  La mise en place de l’aptitude préalable entraîne 2 types de coûts différents. :
- le premier intervient pendant la phase de mise aux normes des populations ; il concerne la mise à niveau des agents concernés , l’inscription aux examens et, pour ceux qui ne l’auront pas réussi, leur licenciement ;
- le second concerne le financement de la formation préalable des nouveaux recrutés. A ce jour, nul ne sait si une partie de ce coût sera (ou non) à la charge des entreprises ou de la profession.

 

3 - Il est possible de geler les salaires

 

Vrai

  C’est toujours possible et cela a déjà été fait pour 2006. Ce “gel” entraîne plusieurs conséquences à court et moyen termes :
- la qualité de l’effectif se dégrade : nous ne recrutons pas le même type de personnel si nous recrutons comme en 2003 à 5% de plus que le SMIC ou si nous sommes au SMIC comme aujourd’hui ;
- la sécurité des sites et l’exigence de la majorité de nos clients nécessitent un profil minimum que nous avons de plus en plus de mal à trouver à ce niveau de salaire ;
- le turn over augmente avec des effets négatifs sur les coûts de recrutement, de formation, de licenciement, de prud’homme. Aussi, à l’USP, nous nous posons la question : « Ne vaut-il pas mieux anticiper sur l’évolution du SMIC au 1er juillet 2007 et ce tant vis-à-vis des salariés que de nos partenaires ? »

 

4 - Ce sont les grosses entreprises, en particulier Securitas, qui nous imposent leur loi

 

Faux

  Est-il plus facile de faire travailler 250 agents ou des milliers ? Est-il plus facile de s’occuper de 10 clients ou de centaines ? Est-il plus facile d’avoir des actionnaires ou d’être son propre patron ? Bien sûr que non. Dire cela c’est penser que les grandes entreprises n’ont pas les mêmes difficultés que les autres. Chacun ses difficultés et ses enjeux. Nous aimons tous notre métier, nous faisons tous le même métier et nous avons tous les mêmes objectifs : satisfaire nos clients, payer nos salariés, se rémunérer et/ou rémunérer les actionnaires.

 

5 - Les grosses entreprises veulent la mort des PME

  Faux

  Cette angoisse récurrente est sans fondement. Les petites entreprises ont besoin des grandes car elles apportent de la notoriété au métier et sont des éléments stabilisateurs sur le marché. Parallèlement, le marché a besoin des petites entreprises car elles ont des qualités de proximité, de réactivité et aussi de spécialisation que les grandes n’ont pas toujours. Il y a de la place pour tout le monde, il suffit de vouloir la prendre.

 

6 - Il n’y a pas de problème de recrutement

  Faux

  Certaines entreprises et certaines régions sont moins touchées que d’autres par les difficultés de recrutement. Mais elles ne sont pas majoritaires ! En effet, depuis deux à trois ans, le recrutement est de plus en plus difficile, tant en termes de qualité des candidats que d’existence de candidats. Certains pays voisins, comme l’Espagne, souffrent déjà d’une pénurie totale d’agents de sécurité, et pourtant ils travaillent 200 à 250 heures par mois ! La sécurité doit aussi faire face à une forme de concurrence de recrutement de la part de métiers qui, pour le même salaire, demandent moins de compétences ou sont moins contraignants. Le vieillissement de la population annonce un renforcement de ces difficultés. La vigilance est de mise !

 

7 - Les métiers repères, c’est à cause de l’USP

 

Vrai

  C’est vrai, il est toujours possible de ne rien faire ! Mais, comment ignorer que notre métier est en pleine mutation ? Comment ignorer qu’un agent sur un site industriel (et plus encore sur un site Seveso) n’a plus rien à voir avec un agent dans un grand magasin ou dans un concert ? Comment ignorer que nos gouvernants renforcent les critères d’accès au métier et le niveau d’exigence en terme de formation ? Les métiers repères répondent à ces questions ; ils apportent également un effet stabilisateur de l’effectif en offrant des perspectives de formation, de rémunération et de progression dans l’ascenseur social.

 

8 - Nos clients ne vont jamais payer

 

Faux

  Nous devons tout d’abord expliquer à nos clients de quoi il s’agit et exposer clairement nos motivations. Nous avons un métier et des entreprises à faire vivre. Si nous n’expliquons pas, nous ne serons pas compris. Si nous ne gagnons pas d’argent, nous mourrons. Il y a forcément une solution : être professionnel, être lucide, être courageux. Les vraies questions sont maintenant de savoir si le client a un réel besoin de sécurité ; si le client souhaite que la réponse apportée soit légale ; si le client pense que sa sécurité peut être assurée par du personnel sans compétence ; si le client accepte de confier ses locaux à un agent de sécurité sans formation ni encadrement.

 

9 – On ne peut rien faire pour moraliser le marché

 

Faux

  Certes, il n’est pas possible d’ignorer les dérives d’une partie des entreprises du marché ; pour beaucoup par simple méconnaissance et difficulté à aborder la complexité des textes, lois ou règles ; pour quelques unes par incompétence ; pour certaines par volonté.

Mais l’USP refuse que les dérives de quelques unes soient imputées à tout le monde ! Chaque entrepreneur doit donc se poser une question essentielle : est-ce que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour être dans la légalité et pour adapter mon entreprise et mes collaborateurs aux évolutions de notre monde ? L’USP a choisi et condamnera haut et fort toutes les dérives.

 

10 – L’USP est responsable de la hausse des salaires et des coûts

 

Faux

  Oui, les coûts n’arrêtent pas d’augmenter. Mais ce n’est pas une stratégie de la Profession ; ces augmentations sont bien la conséquence d’évolutions légales, comme l’aptitude préalable, ou de décisions gouvernementales comme la taxe sur les handicapés, la CSG, la participation, le ticket transport,… Seuls les métiers repères et notre volonté de recréer un écart par rapport au SMIC sont des décisions de l’USP. Elles ont des effets minimes au regard des autres augmentations et présentent des effets positifs pour assurer nos prestations de demain. L’USP est convaincue qu’il est préférable d’anticiper les conséquences de cette action que de se laisser mourir.

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