Le 12 février, l’USP (union des entreprises de sécurité privée) et l’INHES (institut national des hautes études de sécurité) ont signé une convention visant la "mise en œuvre d’une formation destinée aux dirigeants des entreprises de prévention et de sécurité pour répondre aux exigences des dispositions législatives et réglementaires rappelées ci-dessus lesquelles au jour de la signature de la présente convention n’ont pas de réponse concrète puisqu’il n’existe de dispositif homologué à cette date". Cette convention a été signée par Claude Tarlet, président de l’USP et Pierre Monzani, directeur de l’INHES.
« Permettre à la profession de préparer les dirigeants dont elle a besoin pour assurer son développement dans le respect des règles éthiques, économiques et déontologiques en vigueur ». C’est ainsi que Claude Tarlet, président de l’USP, définit l’ambition affichée de la nouvelle formation « Dirigeants d’entreprises de sécurité privée » mise en place conjointement par l’USP et l’INHES (institut national des hautes études de sécurité). Cette formation apparaît également comme un outil de valorisation sociale puisqu’elle facilitera l’évolution des personnels et des agents de sécurité à l’heure où la profession prévoit 100 000 nouveaux recrutements sous dix ans.
Une réponse à une obligation légale
Au-delà des ambitions opérationnelles et sociales, cette formation apparaît avant tout comme une réponse à une obligation légale. En effet, la loi du 18 mars 2003 concernant la sécurité intérieure a instauré notamment dans ses articles 101 et 106 une obligation de disposer d’une aptitude professionnelle pour les dirigeants et les salariés des entreprises de sécurité privée. Or, aucun dispositif homologué n’avait été prévu à cette date pour les dirigeants. La convention conclue entre l’USP et l’INHES remplit donc ce vide réglementaire, l’INHES « assurant auprès des instances publiques les formalités nécessaires à la validation de la formation concernée pour que celle-ci puisse valoir aptitude professionnelle pour les dirigeants d’entreprises au sens exigé par les textes en vigueur », explique Pierre Monzani. De son côté, l’USP "s’engage à apporter sa collaboration à l’INHES sur sa demande pour apporter sa compétence à tout travail de mise à jour ou de modification des modules constitutifs de la formation en fonction des évolutions légales ou sociales."
Un projet commun conforme aux règles éthiques et économiques
Enfin, pour Claude Tarlet et Pierre Monzani, la finalité de cette opération est de permettre à la profession dans le cadre de son développement de disposer d’entrepreneurs ayant reçus une formation concrète, adaptée aux exigences de l’entreprise sur un certain nombre de thèmes tels que : l’éthique, la déontologie, la gestion économique, financière et sociale.
Au programme, une formation sur 5 jours qui permettra aux "étudiants" d’aborder les grands thèmes et les grands enjeux de leur futur métier : environnement juridique, management, gestion économique et financière, droit social et déontologie. Le document ci-après permet de découvrir le programme en détail.
Au jour d’aujourd’hui, les démarches d’homologation de ce dispositif de formation sont encore en cours. Des informations complémentaires vous seront transmises dès que cette formation sera reconnue, par les services de l’Etat, comme valant aptitude professionnelle.


