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La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe

Publié en décembre 2008 sous le titre "La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe", le livre blanc réalisé par l'INHES en lien avec la CoESS signe un tournant dans l'histoire de la sécurité privée. Il a été dévoilé lors du Sommet européen de la sécurité privée qui s'est déroulée au ministère de l'Intérieur en France en décembre 2008. Découvrez la synthèse de cet ouvrage de référence et téléchargez l'ouvrage en PDF.

Publié le 19 décembre 2008 - Un live blanc réalisé par l'INHES en lien avec la CoESS

Publié en décembre 2008, le livre blanc « La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe » propose notamment de dresser un état des lieux global du secteur de la sécurité privée en Europe. Il en ressort qu’il n’est pas toujours évident de comptabiliser les effectifs (privés et publics). Les rédacteurs ont donc fondé leur analyse sur les chiffres publiés par CoESS/UNI-Europa en 2004 et Eurostat (2004 et 2005), les seuls chiffres officiels disponibles au moment de la réalisation de l’étude.

> Vous pouvez consultez le livre blanc (flipping book) ou le télécharger (en PDF) en cliquant ici.

 

Le secteur de la sécurité privée est désormais majeur en Europe, notamment par son chiffre d’affaires et le nombre d’agents qu’il emploie. Son champ d’activités ne cesse de croître. À l’heure où la France assure la présidence de l’Union européenne (UE),
il était naturel que l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES) aborde cette question. C’est le sens du présent livre blanc, élaboré en lien avec les entreprises que représente la CoESS. Son but est de faire le point sur la participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe, et s’appuie sur l’étude de huit pays membres de l’UE : l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Hongrie, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie et la Suède.
Ont été successivement étudiés le paysage de la sécurité privée en Europe aujourd’hui et la participation du secteur marchand de la sécurité à l’offre globale de sécurité.

En premier lieu, le marché de la sécurité s’est considérablement développé au cours des dix dernières années.
Les raisons d’un tel essor sont multiples : apparition de nouvelles formes de propriété et de consommation, développement de la logique assurantielle, demande toujours croissante de sécurité, crise fiscale des États… Elles se sont traduites par le développement d’un marché dont les prestations sont nombreuses et variables. Un certain nombre d’entre elles sont cependant communes à l’ensemble des pays : surveillance des biens privés, protection des individus, transport de fonds et de valeurs, contrôle d’accès, systèmes d’alarme, surveillance dans les aéroports, surveillance de certains bâtiments publics…
La quasi-totalité des États a donc été conduite à réglementer la profession, en particulier les conditions d’accès à celle-ci, la formation de ses agents et les modes de contrôle des entreprises. Loin d’être homogènes, ces réglementations se différencient autant par le contenu de leurs dispositions que par la rigueur dans leur degré de mise en oeuvre.

En second lieu, les relations entre services publics et privés de sécurité sont diverses. Elles peuvent ainsi tendre vers la coopération pleine et entière, être empreintes d’une certaine concurrence, traduire une indifférence complète ou encore être marquées par une forme de dirigisme, et ce, en fonction du type d’activité et du pays considérés. De fait, les relations entre secteurs public et privé sont certaines, mais elles gagneraient à être approfondies et stabilisées.
Au-delà des freins tenant à la difficulté pour ces entreprises de trouver leur place dans le paysage de la sécurité aux côtés des forces de sécurité publique, le rapport souligne les conditions économiques difficiles auxquelles le secteur se trouve aujourd’hui confronté. Le marché de la sécurité privée est ainsi soumis à une forte concurrence, ayant pour effet de concentrer l’offre et de peser sur les prix. Les conditions de travail y sont généralement difficiles, l’absence d’évolution de carrière et la faiblesse des salaires proposés nuisent à l’attractivité du secteur. Le taux de rotation y est, de fait, des plus élevés, d’autant que la
profession sert bien souvent de secteur-refuge en temps de crise.

Enfin, au-delà de l’hétérogénéité des situations étudiées, un certain nombre de lignes de force communes ont pu être dégagées. La progression de la sécurité privée est un fait, et elle ne saurait être considérée comme une activité économique identique aux autres. Une place à part doit lui être faite qui suppose une organisation de la profession au niveau national et européen, une implication des institutions de l’UE, notamment sur les questions de l’accès à la profession et de la formation professionnelle, enfin, un investissement des États membres en vue de consolider l’articulation des secteurs public et privé de la sécurité
dans l’intérêt des citoyens de l’UE.

Sans parti pris et sans concession, Sécurité Privée est un magazine professionnel destiné aux acteurs de la sécurité, qu’ils soient clients ou prestataires, conseils ou conseillés, qu’ils exercent leur activité dans le secteur public ou le secteur privé.

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