La sécurité privée est un véritable enjeu citoyen. Société, réglementation, marché, déontologie, emploi/intégration, social, formation, assurance, Europe et prospective, soutenue par dix experts de tous horizons, l’USP rassemble dix idées et dix réflexions originales pour garantir l’avenir de la sécurité privée et en faire une profession d’avenir.
Plus de 150 000 agents privés interviennent chaque jour sur le territoire national. Ces femmes et ses hommes représentent une force complémentaire à la police et à la gendarmerie pour garantir la sécurité de la nation dans un pays où la montée des phénomènes de violence, de délinquance et de menaces terroristes rend indispensable le renforcement des interventions entre acteurs publics et acteurs privés.
150 000 agents, mais aucun cadre réglementaire précis
Les entreprises de sécurité privée assurent, par leur présence, la sauvegarde du tissu industriel et économique français. En outre, le secteur vient d’être reconnu comme stratégique pour la nation par un décret de la République. Dans ce contexte, il devient primordial de garantir la qualité des prestations et de définir un référentiel métier à travers la création d’une véritable aptitude professionnelle pour les salariés et les dirigeants.
Dans ce sens, l’USP propose notamment la création du Passeport sécurité privée qui serait délivré aux agents par la préfecture de résidence sous réserve des conditions préalables de moralité et d’aptitude professionnelle.
Un vivier de 5 à 10 000 nouveaux emplois chaque année
Avec 150 000 agents de surveillance et 5 à 10 000 emplois de plus chaque année, le secteur de la sécurité privée offre de vraies opportunités d’intégration et d’emploi. A cette capacité de recrutement s’ajoute la possibilité de créer et développer, par la formation, une passerelle vers l’emploi pour la jeunesse et les populations fragilisées par le chômage. Il est donc indispensable de construire, dès maintenant, une image positive de ce métier en offrant de réelles possibilités d’emploi et de promotion.
En signant, début 2006, une Convention nationale cadre avec l’ANPE, l’USP a ouvert la voie…
Un pouvoir économique fort mais un avenir incertain
Au cours de ces trente dernières années, le poids économique et social de la sécurité privée s’est considérablement renforcé. Le secteur a récemment connu une phase importante de concentration ; ainsi, en 2005, les cinq premiers intervenants pèsent 39% du marché total qui s’élève à 2,1 milliards d’euros pour la France en 2005. Toutefois, il ne faut pas s’y tromper, la recherche constante du moins disant alliée à une fragilité financière chronique fragilisent ce secteur ; une fragilité encore accentuée par des pratiques illégales qui persistent face à la pression du marché. Une situation paradoxale dès lors que le secteur de la sécurité prive apparaît comme un vivier d’emplois et une passerelle vers l’intégration professionnelle.
Sensible à ces enjeux, l’USP a décidé de développer des outils et services au bénéfice des entreprises du secteur afin de faire progresser les valeurs d’éthique, de crédibilité et d’image et faire partager les fondamentaux de gestion. Ceci, pour redonner et conserver une solidité financière et enfin assainir une profession dont une partie des entreprises, volontairement ou non, est hors la loi. L’USP souhaite que cette ambition soit accompagnée par un renfort des contrôles de l’État ciblé vers les dérives connues d’une certaine catégorie d’entreprises.
Des enjeux fondamentaux et des paradoxes importants qu’il convient désormais de lisser car, ainsi que le déclare Nicolas Sarkozy dans la préface qu’il a choisi de consacrer au livre blanc :
« Même si beaucoup a déjà été fait dans ces domaines, la place prise par la sécurité privée implique que nous allions plus loin encore. C’est sur ce fondement que la sécurité privée pourra continuer de prospérer, non pas comme un ensemble disparate et hétérogène, mais comme un acteur de la sécurité aux spécialités connues et reconnues par tous. Reconnaître l’existence de la sécurité privée comme composante de la sécurité intérieure, c’est pour l’État à la fois prendre en compte la demande de sécurité dans toute sa diversité, mettre en place une véritable évaluation des politiques publiques et hiérarchiser ses priorités. Ces questions sont liées et sont, à mes yeux, devenues un des enjeux majeurs des années à venir. Elles traduisent un choix clair : celui de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité de tous les Français. »
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