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Panorama des formations en Sécurité Privée

Du BEP au doctorat, retrouvez l’ensemble des formations existantes dans le secteur de la sécurité privée.

Publié le 25 novembre 2015 - Par Xavier LATOUR, Professeur à la Faculté de Droit de Nice-Sophia Antipolis. Xavier Latour est spécialisé dans l’analyse juridique des questions relatives à la sécurité (co-directeur du Code commenté de la Sécurité Intérieure, éd. LexisNexis, 2014)

Les offres privées et publiques, débouchant sur un diplôme ou une qualification professionnelle, se diversifient et montent en gamme. Toujours tournées vers les agents, elles englobent aussi l’encadrement intermédiaire, l’encadrement supérieur, voire le niveau directorial. Tout cela offre un tableau qui n’a plus rien à voir avec ce que beaucoup ont connu. La sécurité privée est entrée dans les écoles de commerce, les instituts d’études politiques, les Universités… Elles attirent des jeunes motivés qui sont l’avenir du secteur et font un choix délibéré.

A tous les niveaux, l’offre de formation s’est consolidée et enrichie.

Niveau 5 : BEP, CAP, CFPA

Il concerne l’exercice d’une activité bien déterminée avec la capacité d’utiliser les instruments et les techniques qui s’y rapportent. Cette activité concerne principalement un travail d’exécution qui peut être autonome dans les limites des techniques qui y sont afférentes. Avec 90% des salariés du secteur, ce niveau suscite souvent un sentiment de sous-qualification des personnels. Ils sont malheureusement perçus comme étant là plus par défaut que par vocation. Toutefois, le renforcement des heures de formation dans le cadre des CQP « APS » (de 70 à 140, depuis 2013) compense en partie cette approche, tout comme la diversité de formations plus spécialisées mais unifiées autour d’un tronc commun.

Niveau 4 : BP /BT/baccalauréat professionnel ou technologique

Ce niveau a fait l’objet d’une attention soutenue de la part de l’Education nationale qui a réformé le baccalauréat professionnel. Le nouveau bac désormais axé sur les « métiers de la sécurité » a été rendu plus attrayant pour attirer les jeunes en leur offrant des débouchés aussi bien dans la fonction publique (sécurité publique et sécurité civile) que dans la sécurité privée. Les spécificités de chaque secteur sont mieux prises en considérations tandis qu’un tronc commun souligne l’unité de l’ensemble.

Niveau 3 : DUT/ BTS

Il permet d’assurer de façon autonome des responsabilités de conception, d’encadrement (de gestion). C’est encore le grand absent dans l’offre de formation.

Niveau 2 : niveau licence et bac + 4, Masters 1

La personne identifie les problématiques et dispose d’une capacité de décision à un échelon limité. En matière d’encadrement intermédiaire, il existe peu de formations. Cela ne pose cependant pas de difficulté. La qualité prévaut sur la quantité. L’Université Paris 5 et sa Licence professionnelle « sécurité des personnes et des biens », tout comme la formation en « middle management » proposée par l’INHESJ sont bien ancrées dans le paysage et répondent aux besoins des employeurs, limités en ces temps de crise économique. Les formations sont ancrées dans les réalités de l’entreprises avec lesquelles elles travaillent pour adapter en permanence leur contenu.

Ces diplômes nationaux sont par ailleurs utilement complétés par des Diplômes d’Université très performants, à l’instar de ce qui existe à Paris 5 (« Gestion de la sécurité-sûreté dans les espaces ouverts au public ») ou à Nice (« Décideurs de la sécurité urbaine »). Ils permettent aux professionnels de se spécialiser dans des domaines particuliers sur un temps court par rapport à un master et bien souvent en e-learning (à Nice notamment). Ils permettent aussi à des personnes issues d’horizons variés de se rencontrer et, par conséquent, de mieux se connaître.

Niveau 1 : bac + 5 et plus, Masters 2, Doctorats

La personne maîtrise les processus de conception et de recherche ; elle prend des décisions qui impliquent la politique de l’entreprise. Les progrès sont significatifs à ce niveau. Des formations se créent pour renforcer le continuum de formation et offrir ainsi des perspectives d’évolution aux personnels ou attirer des éléments brillants vers la sécurité privée.

Les masters couvrent différents sujets et intègrent tous les préoccupations de la sécurité privée. Il en est ainsi du master 2 « Sécurité intérieure » de l’Université de Nice  qui propose un séminaire consacrée à la sécurité privée. Il en est de même à l’Université de Toulouse avec le Master 2 « Politique et sécurité ». De son côté l’Université de Paris Ouest-La Défense (Paris 10) propose un Master 2 axé sur le « management du risque », tandis que l’Université de Technologie de Troyes traite de lasécurité globale.

L’IHNESJ n’est évidemment pas en reste avec ses différentes sessions de haut niveau, certaines étant spécialisées (Intelligence économique par exemple).

L’offre privée n’est pas en reste avec, par exemple, un MBA « Sécurité globale » à l’ISTEC alors que l’ESCP traite du « management de la sécurité et de la sûreté en entreprise ».

Sans parti pris et sans concession, Sécurité Privée est un magazine professionnel destiné aux acteurs de la sécurité, qu’ils soient clients ou prestataires, conseils ou conseillés, qu’ils exercent leur activité dans le secteur public ou le secteur privé.

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