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Rapport sur la formation aux métiers de la sécurité privée

La sécurité privée qui emploie, selon les estimations, entre 150 000 et 200 000 personnes, tend à occuper une place de plus en plus en plus importante parmi les acteurs globaux de la sécurité. Son exercice qui touche aux libertés publiques implique que ses personnels fassent preuve de rigueur déontologique et d’une professionnalisation croissante. Or les métiers de la sécurité privée sont pour l’essentiel des métiers de main d’œuvre tenus par des personnels encore souvent formés trop hâtivement, de bas niveau de qualification et aux faibles perspectives de carrières.

Publié le 25 novembre 2015 - Par Gilles Sanson, inspecteur général de l'administration ; Brigitte Le Brethon, inspectrice générale de l'éducation nationale ; Catherine Hesse, inspectrice générale des affaires sociales.

Ce rapport évalue le dispositif de formation aux métiers de la sécurité privée. Celui-ci est encore en cours de constitution. Ce n’est que récemment en effet (2005) que les pouvoirs publics ont imposé des conditions d’aptitude professionnelle pour exercer un de ces métiers. Produire la preuve d’une formation validée par un diplôme est devenu impératif pour les nouveaux entrants dans la profession.
Si de nombreux progrès ont été réalisés au cours de ces dernières années pour mieux former les personnels, il reste que ce dispositif présente encore différentes faiblesses :
– le nombre de ses bénéficiaires est trop restreint ;
– l’offre de formation est incomplète et pas assez structurée ;
– le contenu et la durée des formations font eux-mêmes souvent débat ;
– la formation continue n’est pas assez développée et fait l’objet d’efforts décroissants ;
– le contrôle de la qualité des formations dispensées est insuffisant et la fiabilité des examens est régulièrement suspectée;
– l’ambition manifestée par le secteur en matière de formation apparaît au final bien trop bridée.
En conséquence différentes recommandations sont formulées qui visent notamment à :
– garantir la qualité effective des formations actuellement dispensées et la fiabilité des examens en renforçant les contrôles sur les organismes de formation ;
– étoffer le contenu des formations et compléter leur panel pour qu’elles couvrent mieux le champ des besoins ;
– imposer plus de contraintes à la profession en matière de formation continue.
L’ensemble de ces préconisations comprend des mesures qui portent à la fois sur :
– l’amélioration des fonctions de pilotage du dispositif de formation aux métiers de la sécurité (affirmation de l’importance d’une intervention de l’Etat, rappel du rôle pilote de la DISP, appel à une meilleure prise en compte de l’interministérialité, institution d’une instance de concertation ad hoc avec les professionnels auprès de la DISP) ;
– l’adaptation de sa gestion opérationnelle (dévolution notamment de nouvelles responsabilités au CNAPS à qui il est proposé de voir reconnu un pouvoir d’agrément tant des organismes de formation que de leurs dirigeants et de leurs formateurs;
– et l’incitation à la promotion de politiques de fond (développement de la qualité des formations, renforcement et diversification des obligations de formation).
La mise en œuvre de ces propositions impliquent une modification du code de la sécurité intérieure parce qu’elles feraient entrer désormais dans le périmètre des acteurs de la sécurité privée les organismes de formation aux métiers de la sécurité privée.
>> Consultez le rapport complet en PDF en cliquant ici.

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